SPIRITUALITÉ

Réflexion pour le samedi saint


tapisserie à l'aiguille - Gisèle-Anita Branchaud

Une grande solitude règne aujourd'hui sur la terre, parce que Dieu est mort dans la chair; le Roi s’est endormi, la Parole s’est tue. Dans ce tragique à l’état pur se reconnaît la mort humaine. Jésus ne s’en est pas dispensé, il l’a acceptée. Pourquoi? Parce que c’était la seule manière de dire Dieu.
Sur ce fond de tristesse, en effet, apparaît, comme en surimpression, le visage de l’Amour, le visage de Dieu.

L’ICÔNE DE LA MISE AU TOMBEAU

Dans la liturgie des Églises orientales chrétiennes, le point central du Samedi saint est l’icône de l'Ensevelissement du Christ. Elle occupe toute la place dans l’adoration de l’Église... Extrême abaissement du Christ... Acceptation volontaire de la mort.
Celui qui est la VIE est aujourd'hui sans vie et toute la création s’écrie: «Ô Vie, comment peux-tu mourir? Comment peux-tu demeurer au tombeau?»
L’icône traditionnelle ne présente jamais le Crucifié, ensanglanté, tuméfié, avec le réalisme d'une chair épuisée et le dolorisme de l’agonie. Mort et apaisé, le Fils de Dieu n’a rien perdu de sa noblesse. Il garde toute sa majesté. L’expression de sa figure, c’est la paix. Ses bras sont croisés dans un signe d’acceptation et d’offrande.
On peut lire la douleur et l'angoisse de la Mère de Dieu et des disciples. La scène toutefois n’est pas dépourvue de sérénité profonde. Marie, avec tendresse, soutient sur ses genoux la tête de son Fils.

Joseph d’Arimathie, debout au pied de la table de pierre où on a déposé le corps du Christ, répète le geste de Marie, penchée sur son Fils. Derrière le banc, Jean, l’apôtre que Jésus aimait, Marie-Madeleine et Nicodème, tous inclinés vers le Maître.

Comment ne pas voir ici le symbole de l’Église fidèle, de la communauté naissante?
Chacun de ces personnages a vécu, à sa manière, une expérience intime et personnelle avec Jésus. En chacun d’eux, nous pouvons nous reconnaître : un peu du disciple peureux, un peu du pharisien en recherche, un peu de la pécheresse repentante, un peu de l’apôtre que Jésus aime.

Dans notre démarche de ce matin, nous interrogerons, tour à tour, ces personnages qui ont vu, qui ont connu Jésus.

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